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Devriez-vous vous faire un tatouage commémoratif ?

tatouage commémoratif
@ailenmusellitattoo

Le deuil frappe tout le monde d’une manière unique. Malgré toutes les informations et les conseils sur le deuil de nos proches, il n’existe pas d’expérience similaire. L’adaptation à la vie après une perte n’est pas non plus un parcours linéaire. Nous traversons tous à notre manière les eaux chaotiques de la vie après un décès. Mais certains ont besoin d’un moyen de garder le défunt dans une forme proche et visuelle, comme un tatouage commémoratif.

Les tatouages commémoratifs peuvent constituer une partie importante du processus de deuil. L’acte de se faire tatouer et le lien physique de la pièce peuvent susciter les émotions nécessaires. Toutefois, il convient d’abord de prendre certaines décisions cruciales, comme l’emplacement, les noms et les dates.

Faire face à un deuil nécessite différents points de repère et structures de soutien. Certaines personnes ont besoin de partager l’histoire de la personne qu’elles ont aimée. Parler aux gens est essentiel au processus de deuil. Ainsi, un tatouage qui suscitera la conversation sur la personne décédée est une excellente idée. Pour d’autres, en revanche, une telle situation reviendrait à verser du jus de citron sur une plaie ouverte.

@ale.tatts

6 Raisons pour lesquelles les gens se font faire un tatouage commémoratif

Autrefois, le deuil s’accompagnait de rituels culturels spécifiques. Mais à l’époque moderne, nombre de ces coutumes se sont fragmentées ou ne répondent plus à nos besoins émotionnels. Le tatouage est une forme d’art ancienne qui connaît un regain de popularité, notamment en tant qu’outil de deuil. Si se faire tatouer ne convient pas à tout le monde, pour certains, cela peut faciliter le processus de deuil.

1. Les tatouages commémoratifs créent le calme

La mort s’accompagne d’une avalanche de bruits et d’une cacophonie de décisions. Il peut sembler impossible de respirer dans une telle douleur chaotique. Mais les tatouages exigent le calme. Pendant la période d’encrage, la personne en deuil n’a d’autre choix que d’arrêter de bouger. L’acte de se faire tatouer crée un espace où les sentiments peuvent être traités. Il n’y a nulle part où aller, sauf pour penser et ressentir.

2. Les tatouages commémoratifs permettent la douleur

L’engourdissement est une réaction courante au deuil. La capacité de ressentir est mise en pause. L’absence temporaire de sensations est une méthode d’adaptation. Elle permet aux gens de faire ce qui doit être fait. Cependant, il arrive un moment où la béquille utile de l’engourdissement devient un obstacle à la guérison et à l’apprentissage de la vie avec le deuil.

Pour certains, le fait d’être encré leur permet de recommencer à ressentir. La douleur de l’aiguille fait écho à la peine de cœur qu’ils semblent incapables de ressentir. L’aiguille pique, réveillant des émotions qui devaient être mises de côté. Ainsi, le fait d’être tatoué peut ouvrir les voies nécessaires pour entamer l’étape suivante du processus de deuil.

3. Les tatouages commémoratifs créent une intimité

La mort entraîne souvent une nostalgie, un désir de proximité. Un tatouage commémoratif consiste à graver des souvenirs sur la peau. Ce type de tatouage est une décision et une expérience profondément personnelles. Ainsi, pour beaucoup, le tatouage est un moyen de garder le défunt près de soi, même après sa disparition. Par conséquent, ces tatouages peuvent apporter une quantité incroyable de confort et de réconfort.

4. Les tatouages commémoratifs créent un contrôle

La mort nous prive de toute illusion de contrôle. Le chagrin peut être chaotique, à tel point que beaucoup le décrivent en disant : « Je me noie« . Cependant, le fait de se faire tatouer peut constituer une force stabilisatrice. Se faire tatouer est une décision sur laquelle le porteur a le contrôle, qu’il s’agisse du dessin, de l’emplacement ou du moment où le tatouage aura lieu. Le tatouage est quelque chose que nous avons choisi, contrairement à la perte.

5. Les tatouages commémoratifs créent une altération permanente

La mort crée un séisme émotionnel, et pourtant, le corps ne montre aucun reflet de l’une des expériences les plus douloureuses que l’on puisse imaginer. Plus mystifiant encore, le reste du monde continue à avancer comme si cette perte dramatique n’avait pas eu lieu.

Un tatouage commémoratif marque le corps de façon permanente, donnant un reflet physique de l’événement qui a changé la vie. Le tatouage commémoratif parle à la douleur, en lui donnant un marqueur visuel. Le fait d’être tatoué est tangible, visible et indéniable. Il peut donner à celui qui le porte un symbole émotionnel de la douleur qu’il ressent.

6. Les tatouages commémoratifs créent une promesse à ne pas oublier

Les êtres humains marquent souvent des vœux ou prennent des engagements en public. C’est pourquoi nous organisons des mariages, en faisant des déclarations publiques d’engagement et d’amour. Les tatouages commémoratifs peuvent suivre un processus de pensée similaire. Ils sont souvent réalisés dans le but de se souvenir du défunt. Il s’agit d’un engagement visuel, d’une promesse de se souvenir, toujours.

La promesse de souvenir du tatouage commémoratif peut soulager la culpabilité de certaines personnes dont la vie continue sans l’être aimé. D’une certaine manière, la promesse donne au porteur la permission de créer de nouveaux souvenirs et de construire un avenir sans la personne décédée.

@sierradawnarts

4 Raisons pour lesquelles les gens se méfient des tatouages commémoratifs

Tout le monde ne veut pas d’un tatouage commémoratif. D’autres mettent en garde les autres contre ce type de tatouage. Ces raisons ne sont pas centrées sur la peur des aiguilles ou des objections à l’art corporel. Ils craignent qu’ils soient une source de regret ou qu’ils entravent le deuil.

Voici les raisons courantes pour lesquelles les gens ne veulent pas de tatouages commémoratifs ou les déconseillent. Ces objections peuvent ne pas s’appliquer à vous et à votre situation. Un tatouage est toujours une décision personnelle, et le deuil la rend encore plus personnelle. C’est vous qui porterez l’encre, pas d’autres personnes.

1. Ils craignent qu’un tatouage commémoratif ne prolonge le deuil

Le deuil est un processus ; parfois, nous restons bloqués, incapables de dépasser une étape particulière. Certains craignent que l’acquisition d’un tatouage commémoratif ne prolonge le deuil. Ils craignent qu’eux-mêmes ou un être cher ne restent bloqués, ne s’appesantissent sur la perte et ne soient pas en mesure de passer à l’étape suivante. « La vie doit être vécue en avant » est un refrain courant, et un tatouage commémoratif est considéré comme un regard en arrière.

Pour certains, cette préoccupation peut valoir la peine d’être prise en compte. Mais pour d’autres, c’est le contraire. Les tatouages et le deuil sont profondément personnels, et il n’y a pas deux personnes qui réagissent de la même manière.

2. Ils craignent qu’un tatouage commémoratif ne rouvre des plaies

Les tatouages commémoratifs sont un rappel visuel de la personne décédée. Ainsi, certaines personnes craignent que l’inscription de la perte sur la peau ne fasse resurgir la douleur chaque fois qu’elles la regardent. Mais pour d’autres, ce rappel visuel est réconfortant. Ce que vous ressentirez à l’égard du tatouage dépend de qui vous êtes et de la façon dont vous vivez votre deuil.

Il est également vrai que les tatouages amorcent souvent des conversations, y compris avec des inconnus. Le fait d’avoir un tatouage commémoratif peut créer une situation où les gens demandent souvent « Qui était… ? » alors que le porteur essaie simplement de vaquer à ses occupations. Cela peut être incroyablement douloureux pour certaines personnes, tandis que d’autres s’en réjouissent. Encore une fois, cela dépend simplement de qui vous êtes.

3. Ils craignent qu’un tatouage commémoratif soit une décision émotionnelle.

Les tatouages commémoratifs sont une décision émotionnelle, comme beaucoup de choix dans la vie. Cependant, comme les tatouages sont omniprésents, on peut craindre que le fait de se faire tatouer pendant le deuil devienne un choix que l’on regrettera plus tard.

Les regrets ne portent pas nécessairement sur le dessin, en soi. Il peut s’agir de l’expérience de porter un tatouage commémoratif. La crainte qu’au cours de moments d’intimité, les gens puissent s’arrêter et se demander « Qui était… ? ». Ou de regretter plus tard de ne pas avoir placé quelque chose d’aussi personnel sur une partie du corps aussi exposée. Peut-être n’avaient-ils pas prévu ce que cela ferait de voir un flash d’une encre aussi chargée d’émotion tout au long de la journée.

4. Ils pensent qu’il existe de « meilleures » façons de se souvenir des morts.

Certains méprisent les tatouages commémoratifs, affirmant qu’il existe de meilleures façons de se souvenir des morts. De toutes les raisons de ne pas s’en faire un, cette excuse est l’une des pires. Elle suppose que le tatouage exclut d’autres actes, comme planter un arbre, faire un don à une œuvre de charité ou toute autre raison qu’ils jugent « plus appropriée ».

Bien qu’il y ait des questions très valables que l’on devrait se poser avant de se faire tatouer, cette objection n’en fait pas partie. Il s’agit d’un jugement qui ne sert en aucun cas la personne en deuil ou la personne décédée. Il n’y a pas de « meilleure façon » de se souvenir des morts. Il n’y a pas non plus une seule façon de se souvenir de nos proches.

@jetta518

3 questions à se poser avant de se faire tatouer un monument commémoratif

Les tatouages commémoratifs sont une décision chargée d’émotion. Cependant, il ne faut pas prendre de décision hâtive. Les personnes qui envisagent de se faire tatouer un monument commémoratif doivent se donner du temps, comme elles le feraient pour toute œuvre d’art encrée.

En outre, les tatouages commémoratifs ne doivent pas nécessairement être réalisés en une seule fois. De l’encre peut toujours être ajoutée, mais elle est difficile à enlever. N’hésitez donc pas à procéder progressivement tout en réfléchissant à certains détails, notamment en ce qui concerne l’inclusion de noms et de dates.

1. Où dois-je placer mon tatouage commémoratif ?

L’emplacement d’un tatouage commémoratif est l’une des décisions les plus importantes. Pour beaucoup, la première considération est le symbolisme de l’emplacement. Par exemple, les parents endeuillés souhaitent souvent que le tatouage commémoratif de leur enfant soit encré sur leur cœur. D’autres placent le tatouage sur l’annulaire, car on croyait autrefois qu’il existait une veine qui allait directement au cœur (c’est un mythe).

Cependant, il est également sage de prendre en compte les ramifications à long terme du placement. D’excellentes questions à poser sont les suivantes :

  • Vais-je vouloir le voir tout le temps ?
  • Dans quelle mesure aurai-je envie de parler de ce tatouage ?

Un tatouage bien visible, comme celui qui se trouve à l’intérieur du poignet ou de l’avant-bras, sera constamment dans le champ de vision de la personne qui le porte. Au début, cela peut être incroyablement réconfortant. Le fait de voir constamment le tatouage aide la personne en deuil à se sentir proche de l’être cher.

Mais pour certains, voir un tatouage commémoratif tout au long de la journée peut être douloureux ou distrayant. Il leur est alors plus difficile d’accomplir les tâches et obligations quotidiennes essentielles. Pour ces personnes, il est préférable de choisir un emplacement plus facile à dissimuler. Par exemple, un emplacement sur la cheville, la cuisse ou la hanche permet au porteur de regarder le tatouage lorsqu’il se sent dans un espace où il peut être émotionnellement vulnérable.

L’autre considération est la fréquence à laquelle le porteur se sentira à l’aise pour parler du tatouage. Là encore, cela dépend de la personne. Pour certains, ils veulent raconter l’histoire. Elles acceptent volontiers les questions sur la personne décédée. Ainsi, un tatouage visible qui suscitera des questions de la part d’inconnus est bénéfique. Dire à haute voix l’histoire qui se cache derrière l’encre aide le porteur à garder ces souvenirs vivants.

Pour les personnes qui ne sont pas gênées par les questions sur un tatouage commémoratif ou qui les accueillent favorablement, un emplacement visuel peut être bénéfique pour leur processus de deuil. L’encre visible peut susciter la joie au fil des ans, car elle offre des occasions de raconter l’histoire.

Cependant, l’idée d’être constamment interrogé sur son tatouage commémoratif est envahissante et dérangeante pour certains. Pour ces personnes, l’encre et l’histoire qui la sous-tend sont profondément personnelles et ne sont pas une histoire qu’elles souhaitent partager. Elles veulent pouvoir vaquer à leurs occupations sans être arrêtées et interrogées sur un sujet sensible.

Encore une fois, pour ceux qui se trouvent dans ce dernier camp, il est préférable de placer le tatouage à un endroit où vous avez la possibilité de le couvrir. Cela permet au porteur d’avoir de l’intimité. Cela permet également au porteur de décider quand et à qui il partage le souvenir derrière le tatouage.

2. Le tatouage commémoratif doit-il inclure un nom ?

L’ajout d’un nom à un tatouage commémoratif peut initialement sembler une excellente idée. Mais comme les questions sur le placement, elle comporte des avantages et des inconvénients. Pour certains, la question est simple : ils veulent le nom de la personne. Toute question sur « Qui est ? » sera la bienvenue. Faire prononcer à haute voix le nom du défunt est une affirmation.

Cependant, un tatouage qui symbolise une personne s’accompagne d’un certain anonymat. Par exemple, un tatouage représentant une planche de surf peut facilement passer aux yeux des étrangers pour un « sport cool ». Personne n’a besoin de savoir que le tatouage rend hommage à un être cher décédé qui a trouvé la joie sur les vagues. Cela donne au porteur le choix de partager la signification profonde de l’encre.

Les noms d’un amant ou d’un conjoint décédé peuvent aussi devenir gênants pour certains plus tard dans la vie. Avec le temps, porter le nom de cette personne peut ne plus être aussi agréable qu’avant. Ainsi, pour ceux qui ont ces préoccupations, un symbole ou une œuvre d’art les honorant pourrait être plus approprié.

@raptorstattoostudio

3. Le tatouage commémoratif doit-il inclure des dates ?

Les dates peuvent ajouter un élément puissant à un tatouage. Pour certains, le tatouage commémoratif est une date, rien de plus. Cependant, pour d’autres, les dates sont personnelles et font partie d’une histoire qu’ils ne veulent pas toujours partager. Comme pour les noms et l’emplacement, inclure une date peut susciter des questions ou signifier aux autres que le tatouage est réalisé en l’honneur d’une personne décédée.

Conclusion

Un tatouage commémoratif peut être un élément précieux du processus de deuil et une façon de célébrer la vie d’un être cher. Il s’agit d’une décision personnelle qui peut être incroyablement profonde. En même temps, il y a des préoccupations et des questions ; il est essentiel d’examiner si elles s’appliquent à vous. Il s’agit de votre corps et de votre santé mentale, pas de celle des autres. Certaines personnes sont bien intentionnées, d’autres portent simplement des jugements. Mais en fin de compte, la décision d’encrer vous appartient.

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